• Elisabeth Tshala Muana
    Elisabeth Tshala Muana (Photo : Droit Tiers)
  • Nom

    Elisabeth Tshala Muana Muidikayi

  • ALIAS

    Mamou National

  • LIEU DE NAISSANCE

    Lubumbashi

  • DATE DE NAISSANCE

    mar. 13/5/1958

  • DATE DE DECES

    sam. 10/12/2022

  • METIER / PROFESSION / TITRE

    Artiste Musicien - Femme Politique - femme

  • NATIONALITE

    Congolaise

  • ORIGINE

    Kassaï Occidental

Elisabeth Tshala Muana Muidikayi alias Mamou National

1958 - 2022
dim. 11/12/2022       dim. 20/8/2023       7 minutes et 31 secondes       2.557k Vues

Élisabeth Tshala Muana Muidikayi, plus connue sous le nom de Tshala Muana, née le 13 mai 1958 à Lubumbashi et décédée le 10 décembre 2022 à Kinshasa, est une chanteuse, danseuse, productrice congolaise, actrice, patronne de l’orchestre « Dynastie Mutwashi » et femme politique congolaise, cadre du parti du peuple pour la reconstruction et la démocratie (PPRD), parti politique créé en 2002 par le président Joseph Kabila. Elle fait partie du lot d’artistes congolais qui ont hissé très haut le drapeau congolais sur l’échiquier musical international.

Originaire du Kasaï Occidental, Tshala Muana est célèbre pour avoir modernisé et vulgarisé le folklore du peuple Luba, le Mutuashi. Elle est appelée par les congolais  "Mamu Nationale" (mère de la Nation), et surnommée la "Reine du Mutuashi" par ses fans. Elle a sortie plusieurs chansons à succès dans le pays.

Tout au long de son parcours musical, Tshala Muana a développé, depuis 1984, une discographie très riche et variée qui compte 20 albums avec plusieurs chansons à succès telles que Karibu Yangu, Malu et Tshianza, Mutwashi, Lekela Muado, Nasi nabali, Vukuka dilolo, et bien d’autres. Sa musique est également apparue dans la bande originale du film musical congolais populaire de 1987 La Vie est Belle et Aya of Yop City.

Réputée très discrète sur sa vie privée, les rumeurs lui ont prêté plusieurs relations, notamment avec l’ancien président Laurent-Désiré Kabila. Elle partageait les dernières années de sa vie avec Claude Mashala, un homme d’affaires et homme politique congolais.

 

Famille

Tshala Muana est la fille d’Amadeus Muidikayi (militaire) et d’Alphonsine Bambiwa Tumba (mère au foyer), deuxième d’une fratrie de dix enfants, 

A à peine âgée de 6 ans (1964), elle perd son père, assassiné à Watsha par les maquisards mulelistes pendant la guerre du Katanga. Elle sera élevée par sa mère, qui décède en 2005. 

En 1967, elle s’installe avec sa mère à Kananga (Luluabourg à l’époque), où elle a fait ses études primaires et une partie de ses études secondaires. Baignant dans la culture musicale de sa contrée, elle voit le goût pour les musiques et les danses traditionnelles naitre en elle.

 

Carrière musicale

Les débuts 

Tshala muana a commencé à jouer de la musique dès son plus jeune âge. Quand elle avait huit ans, elle chantait dans une église du camp militaire de Kibembe à Lubumbashi. Elle s'intéresse à la danse et à la musique de sa région, le Kasai. Cet intérêt exprimé se transforme plus tard en ambition.

A 18 ans (1976), elle quitte Kananga pour Kinshasa. Dès son arrivée dans la capitale congolaise, elle est fascinée par les prouesses des jeunes danseuses qui accompagnent les grands orchestres de l’epoque (comme Afrisa et OK Jazz) : les « Rocherettes » de l’Afrisa de Rochereau, les « Majorettes ? » de l’OK Jazz, les « Tigresses » du Groupe les Redoutables d’Abeti Maskini. Elle est également très fascinée par les voix des idoles féminines congolaises des années 1970 (Abeti Masikini, Mpongo Love, etc).

En 1977, Tshala Muana démarre sa carrière musicale à Kinshasa entant que danseuse et choriste dans le Groupe Tcheke Tcheke Love, de son idole féminine Mpongo Love. Apres un certain temps, elle quitte cet orchestre pour s’essayer dans la chanson en Tshiluba, sous le coaching de Laurent Galans et de Rachid King, produisant finalement deux 45 tours. Un an plus tard (1978), elle est engagée comme danseuse et choriste dans le groupe d’Abeti Masikini. 

Déterminée à démontrer son talent de danseuse, Tshala Muana rejoint le Groupe Minzoto Wela Wela. Mais faute d’encadrement, elle ne parvient pas à percer.

Le couronnement 

Ayant du mal à percer dans le paysage musical de Kinshasa dominé par la rumba en lingala, elle décide d’aller chercher ses marques à l’extérieur du pays. 

En 1980, elle part en tournée en Afrique de l'Ouest. De Brazzaville, elle se rend au Nigeria, au Togo et en côte d’ivoire. Forte du succès à Abidjan (capitale de la Côte d'Ivoire), shala Muana concrétise enfin son succès avec le single 45  tous « Amina » qu'elle a enregistré à Paris en 1982, et des shows live dans les stades de Côte d’Ivoire et dans plusieurs pays voisons. Elle est appuyée en cela par les arrangements de l’artiste ivoirien Jimmy Hyaçinthe et de Souzy Kasseya. 

En 1984 elle s'installe à Paris où elle enregistre finalement 19 albums. Elle fait plusieurs tournées mondiales et presque partout où elle va, elle remporte des prix et des trophées pour l’excellence de sa musique. En 1987 elle joue dans le film cinématographique « Falato »

De décembre 1989 à février 1990, elle effectue deux tournées dans les deux Kasaï. Elle réussira à convaincre ces deux provinces par sa façon de danser le « Mutuashi » plus que ceux qui sont sur place aux Kasaï.  Les chefs coutumiers vont statuer sur son cas sans qu’elle le sache ; et après débat et délibération, ils décident de l’introniser « Reine Kasa wâ Tshanda » le samedi 24 mars 1990. 

Suite à cette consécration, Tshala Muana passe deux ans à l’étranger pour des productions scéniques en Europe et en Afrique dont la plus marquante est celle du 8 au 9 mai au Zénith. Le 24 juin 1992, elle est élue « Meilleure Chanteuse Africaine » et « Miss Africaine », la plus belle chanteuse africaine. Le jury lui a décerné une médaille d’Or et un trophée. 

En 1997, Tdhala Muana s’engage en politique et devient permanent à Kinshasa. À partir des années 2000, Tshala Muana assure elle-même la production de sa musique et, à partir de 2008, celle de jeunes talents, notamment MJ30, Jos Diena, Lula Tshanda et Boss Bossombo.

En 2002, elle fonde l’orchestre « dynastie Mutswashi »

Tout au long de son parcours musical, Tshala Muana a developpé discographie très riche et variée, qui remonte à 1984 et compte plusieurs chansons à succès telles que Karibu Yangu, Malu et Tshianza. 

Répertoire : 

[1984 : Mbanda matière ; 1985 : Kami, Nasi nabali et M'Pokolo ; 1987 : La Divine et Antidote ; 1988 : Munanga et Biduaya ; 1989 : The best of Tshala Muana ; 1992 : Yombo ; 1993 : Elako ; 1994 : Ntambue ; 1996 : Mutuashi ; 1997 : Katsha Waya ; 1999 : Pika Pendé ; 2002 : Dinanga ; 2003 : Malu ; 2004 : Tshanza ; 2006 : Mamu Nationale (2 vol.) ; 2007 : Tshikuna Fou ; 2008 : Enkor et Toujours ; 2009 : Sikila ; 2013 : Vundula ; 2015 : Lunzenze ; 2016 : Cour des grands ; 2018 : Don de Dieu (feat. Mbilia Bel) et en 1989 : le fim Falato de Mahamadou Cissé]

 

Carrière politique

A l’accession de Laurent Desiré Kabila au pouvoir en 1997, Tshala Muana rentre au pays après une vingtaine d'années passées à Paris. Elle s'engage en politique, épaulée par le président Laurent-Désiré Kabila. Elle fonde l'association Regroupement des femmes congolaises (REFECO) en ….

De 2000 à 2002, elle siège comme députée au sein de l’ACLPT (Assemblée constituante et législative du Parlement de transition). Elle devient ensuite présidente de la Ligue des femmes du PPRD, fonction qu'elle occupe jusqu’à sa mort en décembre 2022. En 2011, elle est battue aux législatives dans la circonscription de Kananga, la ville de son enfance.

Depuis son engagement politique, Tshala Muana a vu sa carrière musicale boostée et sera une chanteuse à succès de chants politiques et patriotiques.

Elle chanté le plus souvent pour des politiciens lors des campagnes électorales. Elle a fait des chansons pour l’ancien président Laurent-Désiré Kabila mais aussi le fils de ce dernier Joseph Kabila qui avait succédé à son père.

Son soutien au président Joseph Kabila lui a valu l'inimitié des opposants à ce dernier. Il y a trois ans, une de ses chansons, “Ingratitude”, lui a valu une interpellation par les services de sécurité. Elle sera relâchée après avoir expliqué qu’il ne s’agissait pas d’une critique de l’actuel président Félix Tshisekedi. En raison du boycott politique de ses concerts, sa dernière production scénique à Paris date de 2010. 

 

Décès

La Mamou nationale congolaise décède à Kinshasa le samedi 10 décembre 2022 à l’âge de 64 ans, aux petites heures du matin. 

La nouvelle est annoncée par son époux, Claude Mashala via les réseaux sociaux, sans donner de précisions sur la cause de sa mort. D’autres proches ont confirmé plus tard que la chanteuse est morte après avoir été amenée la nuit à un hôpital de la place suite à un malaise.

 Tshala Muana, Mamou national, la Reinde de Mutswashi (Ph : Guineechrono)

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Sources et références

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