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Moyindo Mpongo
Acteur Moyindo Mpongo Photo : Youtube : Moyindo Mpongo Officiel

Moyindo Mpongo

1981 - à nos jours

Acteur • Artiste Musicien

Congolaise Kinshasa 28 novembre 1981 1.274k vues 11 minutes et 21 secondes
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Biographie

Moyindo Mpongo autrefois appelé Lyke Mike, de son nom civil Lucrèce Lompengo Boluro, né le 28 novembre 1981 à Kinshasa en République démocratique du Congo, est un acteur international de cinéma, artiste musicien (rappeur et chanteur), producteur et professeur de langue congolais. 

Il maitrise plusieurs langues (anglais, américain, français, coréen, lingala, swahili, kikongo, kiboma et tshiluba). Moyindo s’est fait former dans « tout » ce qui était nécessaire pour l’avancement de sa carrière : Art dramatiques (France), Langues (RDC/Corée du sud), Interprétation et Traduction (RDC), Arts Martiaux (RDC), Poésie (RDC) et écriture (Corée du sud).

Onze fois "Meilleur acteur" au niveau national et africain, il remporte en novembre 2021 deux Sotigui Awards : "Sotigui du Meilleur Acteur de l'Afrique centrale" et "Sotigui du public Africain" et Janvier 2022, le prix du Meilleur Acteur Africain de la decennie (FESTIM) Prix Africain.

 

Il commence à chanter à l’âge de cinq ans au sein de la chorale d’une église située près du domicile familial. Le gamin s’imprègne des chants qu’il entend et s’applique à travailler seul les parties les plus difficiles. 

À treize ans, il intègre, en tant que danseur, le premier groupe de rap du district de Tshangu, The full force de MG Babote. Au sein de ce groupe il travaille ses pas, se met aux répertoires hip-hop, Smurf et funk. Fasciné par les de danse de Michael Jackson, il répète les figures les difficiles et les plus spectaculaires. Il est aussi influencé par les programmes de DanceJam de MC Hammer. 

C’est dans The full force, qu’il connaît ses premières expériences de show public et participe à des compétitions de danse. Malgré un certain succès le groupe se disloque et Moyindo intègre alors Maze rap du rappeur Deus, comme danseur en front line. Son frère Kojack Kossakamvwe interprète la guitare au sein de ces groupes. Il participe à plusieurs compétitions en danseur solo puis forme un groupe avec son ami Alain Ibanga et se produit alors souvent à Kingabwa. C’est en écoutant Snoop Dogg que la passion du rap avait commencé. 

 

Passionné pour le cinéma et l’image, Moyindo l’est aussi depuis l’enfance. A l’âge de quatorze ans toujours, il se met à combiner et à se perfectionner sur ses deux passions à la fois : la musique et le cinéma. 

D’un côté, il découvre Tupac et la richesse musicale de ses œuvres de Tupac sur Afrika No 1. Il se met à travailler son flow en s’exerçant sur des morceaux de Tupac »… De l’autre, il écrit un scenario s’inspirant des films d’action et sentimentaux qu’il a vu et en dessine le story-board. L’ensemble prendra la forme d’une bande dessinée de 40 pages.

Puis vers ses 18 ans, il commence à écrire ses propres textes et morceaux… Mais il hésite à se lancer car très absorbé par ses études et aussi par ses efforts pour la survie, et il passe beaucoup de temps à donner des cours d’anglais.

 

Pendant ces années d’hésitations, il est repéré lors d’une compétition de danse par un groupe qui a l’ambition de mélanger tous les styles, du rap à la salsa, de la rumba au R'n'B : Strong Africa. Il accepte la sollicitation de son président et y exercera ses talents de danseur mais aussi de chanteur. 

MG est invité à se produire en Corée du Sud où il donnera quelques spectacles qui connaîtront les faveurs du public coréen. Les producteurs de ces shows demandent donc à MG de bâtir un groupe dans ce pays pour amplifier ce succès et Moyindo est invité avec quelques autres à rejoindre MG. On est en septembre 2005 et l’aventure coréenne commence…

Beaucoup croiront ensuite que Moyindo s’est formé en Corée, que ce soit pour la musique, la danse ou l’anglais … Lui-même précisera que : « ce n’est pas le cas, j’ai tout appris ici, en RDC ! La Corée n’a fait que compléter cette formation sur quelques points et je dois avouer quand même que ça a été une formidable expérience mais l’essentiel de ce que je suis, je le suis devenu ici à Kinshasa ».

 

En Corée du Sud, il découvre le formidable réseau de salles de cinéma coréennes et les grands écrans. Chaque fois qu’il dispose d’un peu de temps, il en profite, tant pour satisfaire sa passion du cinéma, que pour parfaire son anglais et son coréen. Il écrit de petits scénarios qu’il filme avec un petit appareil numérique ou avec son téléphone portable.

Le tournage de son premier clip Nod Ya Head un pas décisif pour lui. Le réalisateur, Moon Dong Jo, a affaire à quelqu’un ayant un point de vue sur tout. Étonné par l’artiste qu’il est censé filmer, il acceptera de se plier à la vision du musicien, tant pour la distribution, tant pour les plans à filmer ou le montage. Il l’encouragera à prendre les commandes des clips suivants. 

Moyindo devient donc le réalisateur des clips Buzy $ Boss et Bitch-Hood Aftermaths. Cette première expérience dans la réalisation d’un court métrage et de clips sera capitale. Il se met à l’écriture de scénarios et en écrit 5 : Out of Hell, P.O.L, Ami - Ennemi, Les Assaka, Mfumu Nketo, le cercle, elle, mikili, crime derrière la veste, le bouc emissaire.

Entretemps, il rencontre de nombreux réalisateurs congolais. Parmi eux, le professeur et producteur congolais Balufu Bakupa Kanyinda, qui lui confiera le premier rôle masculin d’un court métrage Esprit de paix. L’acteur est pressenti aujourd’hui pour tourner dans d’autres films mais consacre son énergie également à la réalisation de son court métrage Mfumu Nketo et surtout à la réalisation de son long métrage Eddie.

 

En 2009, peu avant son retour à Kinshasa, Moyindo commence à penser à un projet permettant de soutenir les jeunes artistes de République démocratique du Congo. 

Ses premières idées sont de trouver le moyen de détecter des talents grâce à une forme de concours avec un jury professionnel et indépendant et de faire venir ces artistes en Corée afin de leur donner un coup de pouce. 

The Rock lui montre les projets montés par certaines entreprises en République démocratique du Congo qui ont le même but mais qui mettent en œuvre un jury de spectateurs. Il est loin de ce type d’idée conscient des réseaux qui se mettent en place, y compris ethniques, et qui promeuvent souvent des artistes ayant peu de talents et qui ne sont pas susceptibles d’inscrire leur parcours dans une continuité. 

Son studio installé, il soutient des artistes américains, coréens, ou congolais pour leur permettre d’enregistrer un ou plusieurs morceaux. Ce travail est plus souvent lié à des relations amicales, à de l’empathie mais il rencontre un jour un artiste américain, Superman qui déclenche en lui une véritable passion artistique. Il décide alors de le produire dans son petit studio. 

Sa préoccupation pour les jeunes artistes congolais demeure et même s’il ne pense pas encore avoir les moyens, il pense que le développement de ses affaires en Corée devrait l’amener à pouvoir réaliser un rêve : celui de se lancer dans la production de jeunes artistes congolais en montant un studio regroupant tous les corps de métier permettant à un artiste de percer. Il dessine alors le plan d’une structure qui serait située dans la cité à Kinshasa et dédiée aux arts urbains. On est en 2009 et il donne à ce moment une interview qui développe ce projet.

 

Après avoir passé cinq années en Corée, Moyindo revient à Kinshasa en 2010. 

Il y retrouve son cousin Bertin Ngia dit the Rock qui lui avait servi de manager et qui a toujours été un soutien indéfectible pour lui. Lors de la sortie de Mission Accomplished, the Rock en avait fait une promotion efficace, accumulant les rendez-vous avec la presse et favorisant autant qu’il le pouvait la diffusion des clips et de la musique de Moyindo. Il se fait remarquer par ses passages dans les médias locaux, explique et partage sa vision sur le hip-hop, parle de ses rêves d’investissement culturel dans son pays, donne quelques concerts.

En 2012, il fait la rencontre d’un citoyen français qui travaillait pour le compte de l’Ambassade de France en RDC. Ils montent ensemble un studio production installé à Masina, une commune populaire de Kinshasa. Depuis 2015, Moyindo vole de ses propres ailes. Il a sorti deux albums (Mission Accomplished, Game over) ainsi qu’une mixtape (Ghetto Tears).

 

Moyindo se dit choqué par des tueries à répétition de ses compatriotes par les forces rebelles et les armées régulières présentes en RD Congo. La star congolaise propose sur son compte Twitter, le 27 février 2021, une proposition de construire d’un mur le long de la frontière terrestre avec le Rwanda, l’Ouganda et le Burundi afin qu’une paix durable revienne dans cette région des Grands Lacs Africains.

Il proposera que le Président Félix Tshisekedi soumette cette proposition au parlement rd-congolais pour qu’avant la fin de son mandat 2023. Son idée recevra un écho positif auprès de plusieurs de ses compatriotes rd-congolais dissimulés à travers la planète

 

De 2013 à 2021, Moyindo a joué dans une trentaine de productions des films, dont environ une dizaine lui a remporté des prix.

  • 2013 : «Esprit de paix» réalisé par Makela,
  • 2015 : «Triste Fin» par Josiane Kirongozi,
  • 2015 : «Méta» par Pitshou Tshiovo,
  • 2016 : «Masuama (Mbuta)» par Dekin Nzila,
  • 2017: Série «Ndakisa», «Éden» et «Derrière le choc» choc2» réalisés par Patrick Ken Kalala,
  • 2017: «Ba yaya» par Ronnie Kabuika,
  • 2017: «Baadaye ya haribu» par Jimmy Mbiya,
  • 2017: Série «les amazones» par Claude (New T) Ntumba,
  • 2017: «Destin» par Attila Mpiana,
  • 2018: Épisode 0 série «Chronos» par Yohane Dean Lengol,
  • 2018: série «Rosie et Rosiane» par Julio Lolo Bibas,
  • 2018: télé réalité «Megan bar» par Megan Dembo,
  • 2018: «Démons» par Keran Kam,
  • 2018 : «Portée disparue» par Grâce Mombela,
  • 2018 : «derrière le choc2» par Patrick Ken Kalala,
  • 2019: «Val a teint» par julio Lolo Bibas,
  • 2019: «Du venin dans les veines» par Jean Shaka,
  • 2019: «Ngunde» par Patricia Bolonkali, 2019: feuilletons «Les aventures des staliol» par Staliol Likoko,
  • 2019: Serie «Pascaline» par Péguy Diangikulua,
  • 2019: «Cri de l’âme » par Major Divie,
  • 2019: Serie canal + «Amour à 200» mètres par Filip Trad,
  • 2020: «Heart of Africa» par Tshoper Kabambi,
  • 2020: «L’agence» par Erick Kayembe,
  • 2020: «Silence» par Francine Mwika,
  • 2021: «Heart of Africa 2 (Companions) par Tshoper Kabambi.
  • 2021: Série «jamaa» par Jean Jacques Akwane,
  • 2021: «Le griot Tshilanda» par Patrick Ken kalala,
  • 2021: «Photo» Long Metrage par Kadiombo Yamba
  • 2021: «Ma Rivale» Web série par Patrick Ken kalala
  • 2021: «IMA» par Nils Tavernier
  • 2021: «La femme de mon pasteur est ma rivale» par Patrick Ken kalala

 

  • 2014: Meilleur acteur Elite de la tshangu (MBONDA TSHANGU) Prix de District à Kinshasa
  • 2018: Meilleur acteur de l’année, (CULTURE AWARDS) Prix National à Kinshasa.
  • 2018: Meilleur Acteur des grands lacs (FECIGLAC) Festival du Cinéma des grands lacs) Prix provincial à Bukavu.
  • 2018: Meilleur Acteur Congolais (CFFA) Congo Filmz Awards Prix Inter-Continental à Londres.
  • 2019: Meilleur Acteur National (FICKIN) Festival International de Kinshasa) Prix National à Kinshasa.
  • 2019: Meilleur Acteur National (MONGITA AWARDS) Prix national à Kinshasa.
  • 2020: Meilleur Cinéaste National (CULTURE AWARDS) Prix National à Kinshasa.
  • 2020: Meilleur Acteur International Africain (ÉCRANS NOIRS) Prix International à Yaoundé Cameroun.
  • 2021: Meilleur comédien International (VUES D’AFRIQUE) Prix International au Canada.
  • Novembre 2021 : "Sotigui du Meilleur Acteur de l'Afrique centrale" et "Sotigui du public Africain" (SOTIGUI AWARDS) Prix africain 
  • Janveir 2022 : Meilleur Acteur Africain de la decennie (FESTIM) Prix Africain