• President Joseph Kabila
    President Joseph Kabila (Photo : wikipedia.org)
  • Nom

    Joseph Kabila Kabange

  • ALIAS

    Le Rais

  • LIEU DE NAISSANCE

    Hewa Bora

  • DATE DE NAISSANCE

    ven. 4/6/1971

  • METIER / PROFESSION / TITRE

    Président RDC - Senateur à vie

  • NATIONALITE

    congolaise

Joseph Kabila Kabange alias Le Rais

1971 - à nos jours
lun. 8/11/2021       ven. 1/4/2022       9 minutes et 8 secondes       509 Vues

Joseph Kabila Kabange, né le 4 juin 1971 à Hewa Bora II dans le territoire de Fizi dans la province du Sud-Kivu, est un homme d'État congolais. Il est président de la République démocratique du Congo du 17 janvier 2001 au 25 janvier 2019, Sénateur à vie depuis le 15 mars 2019, Businessman. Il est le plus jeune chef de l'État congolais.

Étudiant en droit et formé au métier des armes lors de son exil, Il combat au côté des forces rebellesi dirigées par son père Laurent - Désiré Kabila, entre 1996 et 1997.  Ce dernier dépose le président du Zaïre Joseph Désiré Mobutu Sese Seko en 1997 et est  investit presdient du pays. Joseph Kabila poursuit ensuite sa formation militaire en Chine et à son retour, il prend la tête de l'armée congolaise, avec le grade de général major. Il son succède son père après son assassinat, le 16 janvier 2001 à 29 ans, au cours de la deuxième guerre du Congo.

Il est à la tête de l'Alliance pour la majorité présidentielle (AMP) et crée en 2002 le Parti du peuple pour la reconstruction et la démocratie (PPRD). Il se maintient au pouvoir après l'Accord global et inclusif de Pretoria ayant mis fin à la guerre en 2003.

En 2006, il est élu au second tour de l'élection présidentielle. Il est réélu en 2011 tandis que son principal adversaire, Étienne Tshisekedi, conteste les résultats. En 2016, alors qu'il ne peut se représenter pour un troisième mandat, il ajourne sine die l'élection présidentielle qui devait avoir lieu, provoquant une crise politique.

Félix Tshisekedi lui succède en 2019, établissant la première alternance pacifique dans l'histoire du pays. Les conditions dans lesquelles se déroule cette alternance sont cependant très controversées en raison de forts soupçons de fraude électorale pesant sur l'élection présidentielle de 2018. L'ancien président Kabila est suspecté de vouloir continuer à diriger le pays dans l'ombre. Il occupe depuis les fonctions de sénateur à vie.

 

Jeunesse et scolarité

Joseph Kabila Kabange est né le 4 juin 1971 à Hewa Bora II dans la région des Fidji dans la provice du Sud-Kivu). Il est le fils de Laurent Désiré Kabila, chef des rebelles devenu chef de l'État en 1997. Il a une sœur jumelle, Jaynet Kabila. 

Sous le régime du maréchal Mobutu, il a passé la majeure partie de son enfance et de sa scolarité en Tanzanie,  se faisant appeler Hippolyte Kanambe Mtwala pour des raisons de sécurité liées à sa clandestinité.

Pendant qu’il étudie à l’école française de Dar es Salaam, il s’occupe également des pêcheries que son père possédait alors sur le lac Tanganyika. Il quitte la faculté de droit de l'université Makerere pour rejoindre son père, en octobre 1996, dans la guerre qu’il mène contre le Marechal Mobutu, lors de la première guerre du Congo. Il est formé au métier des armes par le chef d’état-major de l’armée rwandaise, James Kabarebe. Il devient général major après une formation militaire en chine.

En 1998, alors que son père est président, il a tenté d’arrêter la guerre civile et fait retirer, avec succès, les troupes étrangères stationnées dans le pays. Il participe à la bataille de Pweto en novembre 2000.

 

Polémique autour de son identité et de sa congolité

Il existe une polémique populaire sur la naissance et l’identité de Joseph Kabila et sa congolité, polémique, qui culmine à l'approche des élections de 2006. 

Ses détracteurs affirment tantôt qu'il serait le fils de Laurent-Désiré Kabila et d'une femme tutsie, Marcelline Mukambukuje (ce qui était mal vu durant et peu après la deuxième guerre du Congo), tantôt qu’il serait le fils d'un ancien opposant rwando-tanzanien, Christophe Adrien Kanambe, et de Marcelline Mukambukuje, résidant en Ouganda.

Peu de temps avant les élections de 2006, le gouvernement révèle que sa mère Sifa Mahanya est congolaise originaire du Maniema. Par la suite ses détracteurs révienne à la charge en présentant Étienne Kabila qui se déclare aussi fils de Laurent-Désiré Kabila et qui affirme que Joseph Kabila a été adopté par Laurent-Désiré Kabila après la mort de son père rwando-tanzanien, mentionné ci-haut. Le gouvernement publie plus tard des photos de famille ainsi qu’un témoignage de Sifa Mahanya affirmant son identité officielle.

En 2001, Erik Kennes le biographe de Laurent-Désiré Kabila, retrace l’enfance de Joseph Kabila, demontre que celui-ci est le fils de Kabila et Sifa Mahanya, donne le nom de l’accoucheuse des jumeaux Kabila et explique que Joseph Kabila dut aller à l’école française sous le nom d’Hippolite Kabange Mtwale pour des raisons de sécurité du à sa clandestinité. Pour le belge Ludo Martens, ce livre met fin à la polémique relative à l’origine de Joseph et de Jaynet Kabila, mais a quelques lacunes.

 

4è Président de la République (2001-2019)

Transition (2001-2006)

Le 16 janvier 2001, Laurent-Désiré Kabila est assassiné. Dix jours plus tard, Joseph Kabila, désigné par l'entourage de son père, est investi Président de la RDC. Il hérite d'un pays en guerre avec des forces rebelles appuyées par des États voisins, qui est dépourvu d'une administration efficace et des services de base pour la population, et dont l'économie est en ruine. 

Joseph Kabila est alors peu connu, et l’opinion redoutait que les conseillers de son père puissent le manipuler facilement. Dans les mois qui suivent, le jeune chef de l'État crée la surprise en modifiant l'orientation politique du pays. 

Moins d'une semaine après son entrée en fonction, il effectue son premier déplacement officiel à l'étranger. Il rencontre ainsi les chefs des gouvernements français et belge, puis se rend aux États-Unis, où il s'entretient avec le secrétaire d'État Colin Powell ainsi qu'avec les représentants de la Banque mondiale, du FMI et des Nations unies. Durant cette escale américaine, il rencontre également le président rwandais Paul Kagame, qui avait été l'un des principaux opposants de son père. 

Lors d'une visite en Zambie en février 2001, Joseph Kabila accepte de faire appliquer l'accord de cessez-le-feu signé en juillet 1999 mais jamais observé. Il négocie également avec les groupes rebelles, et les gouvernements de cinq pays qui avaient des troupes au Congo (Rwanda, Uganda, Zimbabwe, Angola, and Namibie) afin de commencer le rapatriement de leurs troupes. Les Nations unies envoient les casques bleus au Congo pour surveiller le cessez-le-feu.

En avril 2002, Kabila dépose le gouvernement hérité de son père et nomme des nouvelles figures au gouvernement. En décembre de la même année, il signe un accord de paix, avec groupes rebelles. Le dialogue inter-congolais, met fin à la deuxième guerre du Congo, un gouvernement de transition est mis en place en avril 2003, avec des résolutions phares : Kabila reste Président de la République, les chefs rebelles deviennent vice-présidents et leurs collaborateurs respectifs sont nommés à des postes ministériels.

Cette transition, prévue pour durer deux ans et pour déboucher sur des élections avant la fin de l'année 2005, va finalement se terminer fin 2006, à cause des retards dans l'exécution du calendrier électoral. 

En février 2004, Joseph Kabila effectue un voyage officiel en Belgique, pendant lequel il présente son pays aux investisseurs européens et fait une allocution au Sénat belge. Dans cette allocution, il déclare : « L'histoire de la République démocratique du Congo, c'est aussi celle des Belges, missionnaires, fonctionnaires et entrepreneurs qui crurent au rêve du Roi Léopold II de bâtir, au centre de l'Afrique, un État. Nous voulons rendre hommage à la mémoire de tous ces pionniers. » Cette prise de position lui a valu d’être traité de « révisionniste».

Malgré ses efforts pour la paix, les actions de Kabila ne manquent pas d’opposant. En date du 28 mars 2004, il y a une tentative de coup d’état, les forces loyalistes maitrisent la situation. Kabila continuera ses efforts pour la pacification du pays.

 

Prémières éléctions multipartites  (2006-2011)

En 2006, une nouvelle constitution est promulguée en RD Congo et le pays va tenir ses premières élections multipartites après plusieurs décennies.  Joseph Kabila se présente à l'élection présidentielle. Ses opposants relance la polémique de sa congolité en l’accusant de ne pas être Congolais mais Tanzanien (tantôt Rwandais). Ces arguments qui n'ont aucun fondement historique n'ont pas été considérés comme recevables par la Cour suprême congolaise. Kabila ne réussit pas à obtenir la majorité au premier tour, mais il va aisément battre Jean-Pierre Bemba au second tour en octobre. 

Début 2008, Kabila signe un accord de paix avec plus de 20 groupes rebelles qui sévissaient dans la partie est du pays. La trêve ne fut que de courte durée, les rebelles reprenant leurs attaques plu tard dans l’année.

En 2011, Joseph Kabila se représente à l’élection présidentielle et fait face à 10 autres candidats dont Etienne Tshisekedi, ancien premier ministre et opposant historique à Mobutu. Les chances de réélection de Kabila se retrouvent renforcées, non seulement à cause de sa campagne électorale bien organisé, mais aussi par la modification de la constitution de Janvier 2011 qui élimine le second tour de la présidentielle, permettant ainsi à un candidat de gagner les élections sans nécessairement obtenir la majorité des votes. Les inquiétudes sur les contraintes logistiques pour atteindre les coins et recoins de ce pays à la dimension d’un continent ne vont rendre que contribuer à rendre le climat plus que tendu à l’approche des élections. 

Finalement, les élections sont tenues comme prévues. Les résultats provisoires donnent Kabila vainqueur avec 49% des votes ; Tshisekedi en seconde position avec 32%. Malgré les critiques de certaines organisations internationales, dont le Centre Carter, traitant le processus électoral comme entaché d'irrégularités et non crédible, Joseph Kabila est proclamé vainqueur de l'élection présidentielle de 2011 par la CENI (Commission électorale nationale indépendante). Il est investi Président de la République le 20 décembre 2011.

 

 

 

 

 

 

A suivre .....

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Sources et références
Alpha Memidra Egbango © : personnages.cd - Novembre 2021

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